Working Notes: La Finance Mondiale Hier et Aujourd'hui
Tuesday, September 26, 2006 at 03:48AM Source:
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'Cet article s’inspire de l’ouvrage écrit par Alan M. Taylor et Maurice Obstfeld, Global Capital Markets: Integration, Crisis, and Growth (Cambridge: Cambridge University Press, 2004).'
'This article is based on the book Taylor coauthored with Maurice Obstfeld, Global Capital Markets: Integration, Crisis, and Growth (Cambridge: Cambridge University Press, 2004).'
---- [Pastes and Notes below are in French!]
D’abbord, c’est important de se noter les ‘deux’ vagues de mondialisation et surtout ce qui se passait entre les deux ; i.e. la mondialisation (aujourd’hui) n’est pas necessairement irreversible. Encore une fois il faut penser de rôle des institutions (même globales que nationales).
D’aucuns seront sans doute surpris
d’apprendre que ce constat vaut non
seulement pour 2004, mais aussi pour
1904, pendant la période de mondialisation
allant de 1870 à 1914. De nombreuses
études récentes montrent un
parallélisme saisissant entre cette ère de
mondialisation et celle d’aujourd’hui .
Ce parallélisme soulève diverses questions
sur l’évolution de l’économie
mondiale au XIXe siècle, son effondrement
en 1914 et la renaissance de la
mondialisation à la fin du XXe siècle .
Un ‘trilemme’ fondamentale pour les gouvernements aujourd’hui ... (une bonne conceptualisation !)
Nous avons constaté que les gouvernements ont toujours
été confrontés à un «trilemme» fondamental
de politique macroéconomique, c’est-à-dire à l’impossibilité
d’avoir simultanément un taux de change fixe, un
marché des capitaux ouvert et l’autonomie monétaire. Je vais
résumer les éléments qui prouvent, selon nous, la présence
constante de ce trilemme et en tirer des leçons pour les décideurs
d’aujourd’hui .
La chute (implosion) de la veille économie internationale/mondialisé ...
Mais cette économie a implosé du
fait des deux guerres mondiales et de
la grande dépression, ainsi que sous
l’effet des tensions politico-économiques
de cette période de bouleversements
sans précédent . Vers 1935, la
libre circulation des marchandises,
des personnes et des capitaux n’était
presque plus qu’un souvenir. La plus
grande partie du XXe siècle — au
moins depuis 1929 et peut-être depuis
1913 — a été marquée par une
série d’expériences radicales en matière
d’économie politique et de politique
monétaire, qui, d’après des sceptiques
invétérés tels que l’historien de
l’économie Karl Polanyi, allaient porter
un coup mortel à l’intégration économique .
Un nouveau modèle macroéconomique après La Seconde Guerre Mondiale fondé sur la réglementation des flux de capitaux. I.e. l’entrée des institutions internationales, mais aussi les idées de Keynes sont fondés creés dans l’epoque de la Depression et La Seconde Guerre Mondiale.
C’est ici qu’entrent en scène John Maynard Keynes et Harry
Dexter White, architectes de l’ordre économique de l’aprèsguerre
— le système de Bretton Woods — dont l’un des piliers
était le FMI, incarnation d’un nouveau modèle macroéconomique
fondé sur les taux de change fixes et la réglementation
des flux de capitaux . Le FMI préconisait de réglementer les flux
de capitaux parce que leur libre circulation était soupçonnée
d’avoir joué un rôle dans les crises des années 30 .
La chute du systéme de Bretton Woods (1971) et l’idée de la réglementation de flux de capitaux ...
Ce n’est qu’après l’effondrement du système de Bretton
Woods du fait de problèmes de balance des paiements à la fin
des années 60 et au début des années 70 qu’est né, non sans
à-coups, un nouvel ordre mondial. Le système a commencé à
céder lorsqu’il est devenu évident que, pour maintenir le volume
des échanges commerciaux à un niveau qui apporterait
des avantages économiques significatifs, il faudrait autoriser des
transactions de montant élevé.
(…)
En fin de compte, la vision de Keynes et de White — d’un monde où la
prospérité du commerce serait assurée par la réglementation
des flux de capitaux privés — s’est révélée illusoire.
Encore une fois on a le ‘trilemme’ dont seulement deux objectifs peuvent être atteints du même temps. (IMPORTANT).
Le trilemme sert de principe de base pour l’étude de l’histoire monétaire du marché mondial des capitaux. Il s’agit de l’arbitrage que doit faire un gouvernement
entre trois objectifs de politique économique : rattacher le taux
de change, maintenir le marché des capitaux ouvert et mener
une politique monétaire volontariste. Seuls deux de ces trois
objectifs peuvent être atteints simultanément .
(...)
Ainsi, un gouvernement peut avoir la stabilité des changes et un marché des
capitaux ouvert en adoptant un taux de change constamment
fixe, mais il doit alors renoncer à l’indépendance monétaire. S’il
opte pour l’indépendance monétaire et un marché des capitaux
ouvert, il peut laisser flotter la monnaie, mais il n’obtiendra pas
la stabilité des changes. Enfin, s’il choisit la stabilité des changes
et l’indépendance monétaire, il abandonne l’objectif de l’intégration
de son marché des capitaux .
L’autonomie de la politique monétaire ... (un exemple théoretique ; i.e. il faut également voir en étudier les resultats émpiriques qui sont presentés dans le texte.). Il faut aussi se noter l idée d’un zone objectif et les coefficients qui sont calculés par rapport aux mésures de trilemme et surtout l’autonomie de la politique monétaire.
On peut distinguer quatre (trois) périodes ...
La periode d’étalon (standard) d’or (1870-1913)
La periode de deux guerres mondiales (mesurés dans le texte)
La période de Bretton Woods (1944-1971)
La période qu’on a maintenant (1971+) ... plus ou moins !
Par exemple, cette autonomie était faible quand les taux de
change étaient fixes et les mouvements de capitaux libres (régime
de l’étalon-or) et forte quand les taux étaient fixes et les
mouvements de capitaux plus ou moins réglementés (système
de Bretton Woods).
Le réglementation donne lieu à autonomie monétaire ; i.e. une correlation faible entre les taux d’înteret de l’étranger et cet de l’intérieure.
Lorsque la même analyse a été faite pour le système des taux
fixes de Bretton Woods, on n’a observé aucune répercussion
des taux d’intérêt étrangers sur les taux intérieurs. On peut
donc en conclure que, lorsque les architectes de Bretton Woods
se sont fixé pour tâche de limiter la mobilité des capitaux afin
de libérer la politique monétaire intérieure, ils ont admirablement réussi .
Aprés la chute de Bretton Woods et ainsi l’idée de réglementation des flux de capitaux on revients aux coefficients mésurés pedant la période d’étalon d’or.
Cependant, depuis l’effondrement du système de Bretton
Woods, le monde a commencé à ressembler de nouveau à
celui de la période de l’étalon-or classique . Dans l’ensemble,
les taux de change fixes sont peut-être moins fréquents qu’il y
a cent ans, mais, lorsque des pays adoptent un taux fixe dans
le contexte actuel de mobilité accrue des capitaux, ils restent
confrontés au même trilemme qui entrave leur capacité de
conduire la politique monétaire. Le coefficient de répercussion
est d’environ 0,5, statistiquement impossible à distinguer
du coefficient de 0,6 de l’étalon-or classique.
Le point essentielle ; i.e. la difference entre les régimes flottants et fixés mais aussi le fait que le ‘trilemme’ persiste.
Toutefois, les coefficients
de répercussion des régimes
flottants et fixes restent très
différents les uns des autres, si bien
que nous pouvons affirmer que
l’arbitrage fondamental contenu
dans le trilemme subsiste.
En conclusion, de manière générale,
il ressort de données couvrant
plus d’un siècle que le flottement a permis une plus grande indépendance
des taux d’intérêt que les parités fixes, sauf lorsque
celles-ci étaient combinées avec une réglementation généralisée
des mouvements de capitaux, comme dans le système de Bretton
Woods.
Encore une fois le ‘trilemme’ et les flux de capitaux ... et biensur le cauchemar des pays à marché émergent ; i.e. ils sont plus vulnerable d’une brusque flux de capitaux.
Le risque est évidemment que l’élaboration de la
politique économique devienne incohérente, que les marchés
jugent absurde la stratégie du pays considéré et qu’une crise en
résulte. C’est le cauchemar récurrent des pays à marché émergent,
où les crises sont généralement bien plus douloureuses et
prolongées que dans les pays développés .
On ne doit pas oblier les contraints de ‘trilemme.’
Les dirigeants ne doivent jamais perdre de vue les contraintes du trilemme :
les ignorer, comme ce fut le cas dans plusieurs crises récentes,
peut coûter très cher.
Un fait important … la nature de flux de capitaux aujourd ‘hui …
Aujourd’hui, très peu de capitaux
vont aux régions pauvres. La plupart des mouvements
de capitaux relèvent aujourd’hui de la diversification — ils contrebalancent
presque intégralement les flux bruts entre pays
riches — et visent principalement à réduire le risque grâce à un
ajustement des portefeuilles.
Pas encore un effet de rattrapage et convergence comme prevu par la theorie de Solow ... i.e. ce sont les pays pauvres qui ‘manque’ la mondialisation.
‘De récentes études indiquent que bien des pays pauvres sont en fait peu éloignés de
leur «état d’équilibre» à long terme — c’est-à-dire la situation
d’équilibre à long terme où la croissance du capital et de la production
par travailleur plafonne étant donné la préférence accordée
à l’épargne et la technologie aux fins de la production.’
(...)
Dans la plupart des modèles (Solow et aussi plus ou moins Romer) , la situation à long terme d’un pays est une question de productivité et de patience et ne dépend
pas de l’offre de capitaux locaux par rapport aux capitaux
étrangers. Pour les tenants du déterminisme technologique, si
des pays pauvres ont effectivement atteint leur état d’équilibre,
il ne s’agit pas tant de louer leur capacité d’épargne intérieure,
mais bien plutôt de fustiger les obstacles sociaux, politiques,
institutionnels, éducatifs, technologiques et écologiques à l’augmentation
de leur productivité.
Ici il faut se noter le paradigme de « importance des institutions » ; i.e. l’intégration dans les marchés de capitaux n’est pas un but en soi même mais peut faciliter la création des bonnes institutions.
L’intégration aux marchés de capitaux n’est guère utile à ceux qui malheureusement
vivent dans un système dysfonctionnel et, par extension,
dans une économie terriblement pauvre. Ce n’est pas la panacée
que certains prétendent leur offrir. En revanche, il est clair
que, pour les pays qui peuvent prendre en route le train de la
croissance économique moderne, le financement extérieur devient
bien plus important, car ils ont quelque chose qui mérite d’être financé.
(...)
Voila …
Les données montrent que les pays dont la structure institutionnelle est
déficiente ont peu à gagner de l’ouverture des marchés de capitaux,
mais que ceux qui engagent de sérieuses réformes peuvent
en tirer grand profit.
CV |
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